Bientôt sur sur nos rétines, le film court “le génie excuse tout” de Chris Darvey. Etrange. Enigmatique. Prenant. On en ressort. Non justement, on n’en ressort pas. Actuellement en montage. http://directorscute.free.fr/

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Bientôt sur sur nos rétines, le film court “le génie excuse tout” de Chris Darvey. Etrange. Enigmatique. Prenant. On en ressort. Non justement, on n’en ressort pas. Actuellement en montage. http://directorscute.free.fr/


MéTAMORPHOSES…
Film d’ouverture
Jean-Claude Garnier, de la compagnie Démons et Merveilles,
a réalisé un montage à partir de captations vidéo des différents groupes.
Pour télécharger le programme de la manifestation, cliquez ici
Pour télécharger le résumé vidéo de la soirée, cliquez ici
Un texte écrit spécialement pour la ville de gardanne : pour découvir la version audio, cliquez ici
Bleu
Bleu et mer.
Ciel
Mer
Bleu aux fumées épaisses dessinant dans le ciel des prénoms d’oiseaux
Provence
Errance
Bleu
Bleu et rouge.
Rouge comme la bauxite
Bleu comme les salopettes
Entre le bleu du ciel
Et le bleu des salopettes d’usines
Existe une petite ville
Dans laquelle j’ai grandi
Ici, là, j’en porte l’empreinte
Comme un refrain
Une Douce plainte :
Cette ville respire comme une femme insomniaque qui rêve
Elle a plusieurs visages
Plusieurs nuances
Rouge, riche, pauvre, solidaire
Secrète, battante,
Effervescente la nuit
Effervescente le jour
Milles lumière dans son sourire
Des Milliers d’ouvriers aux alentours
Toujours debout
Et totalement
Entièrement
Remplie
D’avenir
Cette femme aime aussi l’amour de ses enfants
Dont je fais parti.
Cette femme-ville comme une petite sœur
Que j’ai appris à aimer avec les yeux
Les yeux
Le cœur.
Ici, là, j’en porte l’empreinte
Comme un refrain
Une douce plainte
Ecoute bien :
Elle sait aussi se maquiller
Des ailes de moulins
Un collier de canal
Une forêt autour de la tête et du buste
Elle n’est pas seulement
Industrielle,
Quelquefois glamour,
Parfois rebelle
Longtemps buveuse de sources
Descendant dans les profondeurs de la terre
De génération en génération
Creusant au fond
Des mineurs étoilés
Pères de famille
Ivres d’évasion
Et pourtant si fier, si fier, de danser avec leur pioche
Jeter haut des idées hautes
Embrasser les luttes
Les mains vers l’éternité
Chanter les combats
Les pieds dans l’amitié
Fier de faire tourner, tourner les manches
Pour écrire l’histoire
Pour rester vivant
Je me souviens, oui
De l’écho bruyant
Ici, là, j’en porte l’empreinte
Comme un refrain
Une douce plainte :
Ecoute bien :
Elle est en moi
Dans le ventre
Je viens de son gouffre,
J’ai grandi dans son souffle
J’ai avalé ses odeurs,
Ses contractions
Contradictions
Je ne m’en suis pas aperçu tout de suite
Mais les murmures de sa peau
Me parvenaient parfois sans sons.
Stockés, ici, dans mon éponge
Je n’ai jamais pris la fuite
Tic tac sensuel
Sur cette terre rouge,
Comme une bouche lumineuse en pleine mer
Un phare qui fait la moue
J’ai vécu, ici, mes premiers songes
Je me disais : tu veux devenir mineur de fond? Danseur d’aluminium ? Souffleur d’électricité ? Magicien des terres ?
Je ne savais pas si j’étais fait pour
Alors, à mon réveil
Je suis allé au labour
« Madame, je veux devenir travailleur. »
« Je veux que mon père et mon grand père soient fier de moi ! »
« Je veux savoir faire quelque chose de mes mains. »
On m’a mis des chaussures à coques
Enfoncé un casque orange
Collé Des bouchons jaunes au creux des oreilles
Offert une salopette bleue
Et puis donné : un pass.
Je suis allé devant le portail de la centrale thermique.
J’ai donné mon nom
Le portail s’est ouvert, immense.
Des grands murs avec du gris et du soleil
Des tuyaux couleur rouille me lançaient des énigmes !
Ici, là, j’en porte l’empreinte
Comme un refrain
Une Douce plainte :
Ecoute bien :
Je suis allé en haut de la plus haute cheminée.
J’ai contemplé la sainte victoire.
Trois cent mètres de vertige et la peur au ventre.
J’étais mort de trouille
Seuls mes yeux bougeaient
A droite
A gauche
Surtout à Gauche
Je regardais le panorama.
Je le trouvais superbe.
Tout en bas, des minuscules chemins en forme de lacets.
A trois cent mètre suspendus dans le vide, une phrase traversa ma pensée.
« Les chemins, de très loin, ressemblent à des rides dessinées par la pointe amoureuse d’une plume. »
Lorsque je suis descendu de la tour et revenu dans mon petit bureau
J’ai sorti mon calepin
Et j’ai noté cette phrase
« Les chemins, de très loin, ressemblent à des rides dessinées par la pointe amoureuse d’une plume. »
J’ai attendu quelques temps
Puis j’ai rajouté,
« Avec la sueur, on doit écrire sa vie sur le bon lacet. »
Oui, c’est ici, précisément
Dans cette jungle de métal chaud où j’ai vu de nouveau une passerelle invisible
qui me disait :
Écrire des usines bleues comme des rêves.
Je me souviens, oui
Ici, là, j’en porte l’empreinte
Comme un refrain
Une Douce plainte :
Ecoute bien :
Écrire des usines bleues comme des rêves.
Gardanne
Gardanne
Lieu de mon départ
De mon envol
De ma passion
Des mes amours
Gardanne comme une femme qui m’accompagne
Chaque jour
Toutes les nuits
Depuis longtemps
Elle m’a donné pour enfant
L’élan
J’en prends soin
Et à tous ceux qui disent que ma femme est laide
Je leur dis d’apprendre, d’abord, à voir !
La poésie s’infiltre partout
Et même dans la sueur des bleus d’usine
Je dirai même : surtout !


Bonjour à tous . Je vous informe de l’ouverture d’un atelier d’écriture que je vais animer au théâtre du têtard à Marseille (33 rue ferrari 13005 ) à partir du 14 Septembre 2009 ( tous les lundis de 18h30 à 20h30). N’hésitez pas à communiquer cette information à toutes les personnes susceptibles d’être intéressées par cette aventure ! http://avosplumes.wordpress.com/
Impertubable mer
linéaire ce matin
encore vierge de toutes traces.
“Tout est encore possible”
C’est ce que lui dit le soleil
avec ses caresses.
Le texte qui va suivre a été écrit spécialement pour les photographies d’Angélique Boudet à sa demande. Vous les retrouverez en cliquant sur le lien suivant : http://angeliqueboudet.free.fr/inde/fr/page1.html
Sous ma langue
Humanité. Horizon. Terre. Voiles dansant avec le vent. Pierre. Vent dansant dans les voiles. Couleurs. Vent. Douceur. Sous ma langue, encore, un goût rouge d’épices. Souvenirs. Ta bouche. Ta bouche et le parfum de L’inde. Gestes doux. A côté du temple, pour la première fois, ta main sur la mienne. Sourire dans ton sari vert – gentiment – le temps en suspens – pour la première fois, j’ai entendu ton nom. Caresses. Tu as demandé le mien. Virgule. Pause. Silence. Un autre sourire : le mien. Puis, j’ai soufflé quelques syllabes et nous avons continué le chemin. Ensemble.
Mer. Pas. Pas à pas vers la mer. Blanche tunique. Montre au poignet qui perd de son importance en marchant à tes côtés. Tic tac. Ding dong. Couple de cœurs. Le rythme. Le rythme de ta peau, la pression de l’air, la sueur tranquille, la mousson, le soleil, le mélange, le délicieux mélange des civilisations. Religions. Beauté brute de tes yeux verts. Corps à l’abandon foulant le sol à la recherche de nouvelles saveurs. Diverses. Tête plongeante – ivre de secondes étirées- dans l’eau indienne. Nuque dégoulinante. Respiration. Paupières qui s’allongent. Sortir de l’eau. Coller ses mains sur l’écorce du grand arbre. Thanjavur. Je voulais te connaître. Te connaître autant que ton pays. Frisson humide.
Œil numérique pour mémoriser autrement. Zoom sur notre envie de marcher ensemble vers un même point. Lentement, les deux pupilles – humaines et mécaniques – ont fusionné notre envie d’immortaliser l’instant. Tu es en moi. Loin, très loin je me souviens pourtant de tout. Si bien. Tu es en moi. Marcher encore, nous n’arrêtions pas. Comme si marcher, c’était apprendre. Apprendre à marcher puis Marcher pour apprendre. Découvrir. Marché aux fleurs. Voir. Rose. Rouge. Sentir. Engloutir. Pétales blanches. Mauves. Toutes les nuances. Engloutir. L’ivresse !
Traverser le district de Mysore. Suivre le trésor inconnu dans les interstices des ruelles. Pénombres et couleurs jouant avec des baisers de lumière. Mon cœur : à dix mille tours ! Impossible de quitter ta main. Je ne quittais pas ta main. Je ne quitte pas ta main. Rencontre surprise avec un éléphant majestueux vêtu et maquillé comme une reine imprégnée d’élégance. S’incliner comme les moines. Laisser passer le poids de la beauté cultivée. Impressionnante classe. Continuer la marche. Nandroling. Déjà. Voyager à la vitesse du désir. Contempler cette concentration silencieuse de bouddhistes. Se sentir à sa place. Etre avec toi.
Pauvreté. Bijoux. Richesse. Le bijou entre la pauvreté et la richesse : toujours. Des ornements raffinés en guise d’itinéraire pour s’élever. Ganesh. Et ma ganache sur le sol, éblouie par autant de splendeurs sans exubérance. Beauté. Beauté. Beauté grandissante qui ne t’écrase jamais. Mais, impossible de ne pas voir, derrière cette beauté, toute la douleur – refugiée – dans l’humilité et l’espérance discrète. Misère comme un diamant noir.
Repos. Un temps. Tendre. S’étendre. Te voir allongée sous des lianes caresseuses de joues. Souvenir de la goutte lourde, énorme : petit caillou pour géant. La métaphore du cœur généreux qui peut décrocher à tout instant. Et cette terrible réalité entre mes doigts, amère, et sans appel : Ce que je tiens entre mes doigts, ce ne sont que des photos de toi. Chair froide de papier malgré ta peau brune éclairée par des épluchures de soleil. Tourner les clichés, encore plus vite. Toi. Mains. Nous. Pondichery. Ananta Temple. Mahaballipuram. Nous. Et mes larmes qui mouillent peu à peu cette dernière photo : cette fille qui dessine quelque chose avec ses mains. Cette fille qui a le sourire de la paix. Cette fille, comme une douce promesse joyeuse. Réfléchir un instant. Marcher. Marcher et comprendre qu’il y a des voyages dont on ne revient pas.
Humanité. Horizon. Terre. Voiles dansant avec le vent. Pierre. Vent dansant dans les voiles. Couleurs. Vent. Douceur. Sous ma langue, encore, un goût rouge d’épices. Souvenirs. Ta bouche. Ta bouche et le parfum de L’inde. Gestes doux. A côté du temple, pour la première fois, ta main sur la mienne. Sourire dans ton sari vert- gentiment – le temps en suspens – pour la première fois, j’ai entendu ton nom. Caresses. Tu as demandé le mien. Virgule. Pause. Silence. Un autre sourire : le mien. Puis, j’ai soufflé quelques syllabes et nous avons continué le chemin.

Nous sommes heureux de vous annoncer la naissance de « poésie intérieure » : fruit d’une relation imprévue et étonnante entre un graphiste designer et moi-même. Pour en savoir davantage sur ce concept original, nous vous invitons à visiter le site www.poesie-interieure.com.
Question : vous laisserez vous tenter par une aventure insolite et colorée ?
Nous avons le doigt qui s’agite quand nous sommes en proie à recevoir et que rien ne vient.
Nous savons très bien où le placer et qu’en faire, ce que nous faisons d’ailleurs très bien, nous le posons, là, et nous agitons la chose comme il se doit pour que se taise une bonne fois pour toute ce souffle intérieur imprévisible, violent, cette force organique qui se fait de plus en plus bavarde quand elle milite pour l’épanouissement ou autre volonté affreuse.
Cette force qui exige d’obtenir TOUT et IMMEDIATEMENT.
Caprice qu’il faut taire, par nécessité, et que nous réussissons à neutraliser en agitant le doigt, toujours le même, ici, en l’agitant, là, comme il le faut : religieusement.
Envie de se donner à celui qui voudra bien donner aussi un peu de son temps et de son trouble.
Rompre avec la souffrance du manque, le devoir de se livrer pour se libérer, délivrer la rage du vide par le plaisir de se combler, en stimulant par agitation le doigt ciblé sur la juste évidence du corps et de sa dictature, jusqu’à ce qu’il s’abandonne et que j’oublie enfin, vaincu, mes origines, mon nom, et le rôle que je porte dans cette société ultra-lucrative.
Agiter vite, oui, pour oublier tout ça.
Appuyer là, souvent.
Le répéter chaque fois que cela est nécessaire.
Avec précision.
Exactement comme un doigt sur la détente.
Viser la jouissance.
Tuer la douleur.