concept

Nous sommes heureux de vous annoncer la naissance de « poésie intérieure » : fruit d’une relation imprévue et étonnante entre un graphiste designer et moi-même. Pour en savoir davantage sur ce concept original, nous vous invitons à visiter le site www.poesie-interieure.com.

Question : vous laisserez vous tenter par une aventure insolite et colorée ?

Nous avons le doigt qui s’agite quand nous sommes en proie à recevoir et que rien ne vient.

Nous savons très bien où le placer et qu’en faire, ce que nous faisons d’ailleurs très bien, nous le posons, là, et nous agitons la chose comme il se doit pour que se taise une bonne fois pour toute ce souffle intérieur imprévisible, violent, cette force organique qui se fait de plus en plus bavarde quand elle milite pour l’épanouissement ou autre volonté affreuse.

Cette force qui exige d’obtenir TOUT et IMMEDIATEMENT.

Caprice qu’il faut taire, par nécessité, et que nous réussissons à neutraliser en agitant le doigt, toujours le même, ici, en l’agitant, là, comme il le faut : religieusement.

Envie de se donner à celui qui voudra bien donner aussi un peu de son temps et de son trouble.

Rompre avec la souffrance du manque, le devoir de se livrer pour se libérer, délivrer la rage du vide par le plaisir de se combler, en stimulant par agitation le doigt ciblé sur la juste évidence du corps et de sa dictature, jusqu’à ce qu’il s’abandonne et que j’oublie enfin, vaincu, mes origines, mon nom, et le rôle que je porte dans cette société ultra-lucrative.

Agiter vite, oui, pour oublier tout ça.

Appuyer là, souvent.

Le répéter chaque fois que cela est nécessaire.

Avec précision.

Exactement comme un doigt sur la détente.

Viser la jouissance.

Tuer la douleur.

Entretien avec Éric Louis http://www.koukou.fr/

 

L’histoire ?

Les Enfants du paradis, c’est une association de théâtre qui est née il y a plus de dix ans, en 1998.

C’est une association qui donne des cours de théâtre, pour adultes et pour enfants. Et, depuis dix ans que je fais de la mise en scène – je suis moi-même metteur en scène et comédien –, je caressais ce doux rêve de réaliser un jour une création pure. Je cherchais une main ou même plusieurs, donc des gens qui seraient capables d’écrire un texte de théâtre que je pourrais mettre en scène. Finalement, j’ai trouvé une comédienne qui s’appelle Valérie D’Amodio, avec qui j’ai travaillé sur un projet. Elle a créé un texte qui se nomme Cartons – premier ouvrage de notre collection et que j’ai mis en scène.

Partant de cette expérience, j’ai poursuivi et construit ma petite entreprise d’édition théâtrale…

 

Combien d’ouvrages ?

Aujourd’hui dix, et autant d’auteurs.

 

Par an ?

Une dizaine aussi.

 

Où êtes-vous ?

Région PACA, à Valbonne exactement. Sophia Antipolis, près de Cannes.

 

Force et faiblesse de l’édition théâtrale ?

La force, c’est que ça parle de théâtre. Cet art que j’affectionne, qui me passionne tant, sert à améliorer l’âme d’un pays, d’un peuple, et par conséquent, on touche au sublime. Avec l’art en general, mais avec le théâtre plus particulièrement, on touche au sublime. Ensuite, on essaie d’encourager, de promouvoir des auteurs qui ne sont pas connus, et ça, c’est formidable. La force, c’est l’activité très belle et très noble en fait.

La faiblesse, c’est la difficulté que l’on a à diffuser ces auteurs.

Le théâtre est une littérature très peu lue. On ne trouve sa quintessence que sur scène la plupart du temps. Éditer des textes de théâtre est intimement lié à la représentation. C’est une activité très difficile.

Pour moi, cette littérature est une des plus vivantes, mais c’est celle qu’on lit le moins. On pense qu’elle s’adresse à des initiés, mais pas du tout ! Il faut encourager les gens à lire du théâtre ! Et c’est pour ça que je continue à faire ce métier.

On a, en tant qu’éditeur de théâtre, un rôle à jouer dans l’éducation de la lecture des textes de théâtre.

 

Votre souhait ?

Que les gens lisent plus de théâtre, qu’ils lisent du théâtre !

C’est une littérature qui est plus facile qu’on ne le croit. Il faut la lire, l’aborder ! C’est très important, très important. Essentiel, en fait.

 

Recueilli par

Astrid Cathala

Les Trois Coups

Il est discret. Il observe. Il fusille avec ses pupilles. Parfois, il sort sa caméra – comme l’écrivain le ferait avec sa plume – et il couche dans l’objectif son désir de l’instant. Flatté d’avoir été pris dans ses filets complices, je l’invite à laisser ici le lien de ses sites ( Photos et films ) , s’il le désire … Je lui souhaite de continuer sa route de baroudeur et le remercie encore pour ce cliché ( Non, je ne sais pas faire du piano mais j’aime appuyer sur les touches…)

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Après la lecture de la préface de Philippe Pilato pour un recueil de poésie qui paraitra bientôt, il m’est arrivé dans le coeur la même chose que ces images…

 

bonjour à tous

Inauguration le 23 Mai 2009 du lieu d’arts LE MANOIR DE COURBESSAC – Festivités en perspectives ! Coktail et rendez vous avec différents artistes – Théâtre ! Peinture ! Sculpture ! Vidéo ! Photographie ! Gastronomie ! Design ! Clubbing ! Venez nous rejoindre – entrée libre -, ambiance et “déconnexion” garantie ! Pour plus d’informations, cliquez sur :

http://www.lemanoirdecourbessac.com/dossiers/manoir-de-courbessac.pdf

A très bientôt

Lionel Parrini

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Pousser la porte délicatement et découvrir

Leurs idées coquines et suaves qu’elles ont toutes

Dans leurs ventres

Chauds et secrets

Que nous respirons

Quelquefois

Quelques soirs

De passages

En rampant

Doucement

Vers le noir

Entre

Lueurs obliques

Et loupiote joueuse

Et cette envie réciproque

De faire mieux que d’écrire à la langue

Tomber le menton

Soulever les paupières.

Suivre les élans d’un corps qui chevauche l’autre

Dans l’immense ardeur d’un désert de promesses.

Fermer la porte

Et laisser sa femme bécoter les rougeurs de ce monde.

Revenir plus tard,

L’air de rien,

Et l’embrasser sur la bouche

Passionnément.

JJJ

 

La brume s’étend, un temps, dans l’ombre laide du pou que je suis.

J’encaisse les coups et les cris de ton chapeau fumant.

Gondolant tes souliers de paillettes dans tes cheveux de craie et de gland,

la populace errante te cherche,

qui ne veut pas des va et vent ?

Qui ne veut pas des va et vent ?

Tes mots te conduisent sous la Manche et tes mains s’accrochent aux parois de béton.

Que le sexe intelligent qui agonise, te déhanche et t’indique que là est la question.

ô douce, oublie l’eau-de-vie, suscite-moi un peu…

Je veux ton trouble pour dix balles, un court de tennis, un dimanche, un jour de bal et puis, viens, va, oublie-toi, tu veux ?

Vire ta culotte et parle-moi de ta bouche.

Parlons de ces poèmes sans accent.

Accentue mon cœur de ton regard piquant.

Crève-le-moi! Pisse ! venge-toi ! couche !

Ton rouge aux lèvres s’avère bleu

Tes mots de coton me jouent du violon,

Tu t’auto-couves dans des couleurs inventées…

Fais gaffe ! Il y a peinture et tache,

Et la tache est louche.

Et la tache est louche…

J’entends bien que tu ne m’écoutes plus, je ne suis qu’un nom sans articulations, un souvenir aux pages réglisse et toi, véritable feu follet au cœur lisse tu suis les villes des vies brillantes…

Mais,

La brume couvre toujours, honteuse, les villes des vies brillantes…

Toujours un peu décevantes, ses vies qui vivaient dans nos vies et qui, un jour, s’avèrent être  juste de passage…

D’ailleurs,

Un matin, la brume se dit, un temps et un seul,

Que l’ombre des poux n’est pas si laide,

Juste joliment justifiée.

J J J

 

PRINCESSE GLAIVE

 

Prince des chiffrons !

Vous êtes un homme, oui, et après?

Regardez-moi.

Ne faites pas celui qui joue la honte.

Votre main tient une arme, ce n’est pas pour faire de la figuration.

Si vous êtes venu, je le sais, c’est pour pénétrer.

Me pénétrer.

Pénétrer mon cœur.

Ne faites pas semblant de rire, vous n’avez pas envie de rire,

Regardez-moi :  

Vous voulez pénétrer mon cœur ?

Tombez cette lâcheté,

Assumez votre désir,

Approchez,

Respirez un peu de ma haine,

Touchez mes hanches pacifistes.  

Vous me faites l’affront de ne pas bouger, de ne pas répondre ?

Je suis si insignifiante à vos yeux pour mériter ce mépris?

Dites-vous bien : votre silence ne servira de toute façon à rien car j’ai moi aussi dans ma main une arme que je manie depuis l’enfance et je peux d’un seul coup vous fendre la tête. Cela vous fait sourire : une femme contre moi ?

Vous avez peur.

Pas que je vous tue, mais d’être obligé de me tuer.

Regardez-moi,

Vous serez obligé de me creuser avec le bout de votre pointe,

Je ferai tout pour défendre mon secret.

Je me battrai.

Je ne vous laisserai aucune permission,

Aucune pitié,

Il y a dans mon ventre plus de rage qu’il y en a dans tous les ventres de vos soldats !

Cette terre est la mienne,

Et je veux l’offrir à tous les moteurs,

les moteurs sont des hommes extraordinaires qui crachent des poèmes,

Supprimer cette terre, c’est leur ôter le pouvoir de donner de la musique.

La musique est essentielle.

Les mots qui viennent du cœur doivent claquer dans le soleil de nos oreilles,

Ils brillent d’une vérité fugace que seuls les cœurs libres peuvent recevoir.

Spectateurs,

Acteurs,

Sculpteurs,

Musiciens,

Peintres,

Poètes,

Cinéastes,

Photographes,

Danseurs,

Sans eux, toutes les avancées sont calculées, prévisibles, automatiques, handicapées de certitudes.

Les fleurs pourrissent dans les rêves sans oasis.  

Êtes-vous libre, Prince du Chiffre ?

 

[…]

 

 

Êtes-vous libre, Prince du Chiffre ?

Dans chacun de vos gestes, il y a l’obligation d’emporter les trophées,

Qu’importe d’ailleurs ce que vous gagnez,

Il vous faut surtout des récompenses,

Des majestueuses et peu importe les vies que cela doit briser, n’est-ce pas ?

Le cœur blindé et la course folle.  

Vous êtes né par le mensonge

Vous  respirez du mensonge

Vous vivez dans le mensonge

Vous êtes un mensonge à vous tout entier,

Vous crèverez avec lui : la plus belle richesse est de s’appartenir.

Les mots vous ont abandonné,  à la place du cœur, vous avez un porte-monnaie.  

Vous n’êtes qu’un instrument ivre de vos stratèges, mais aucun ne vous apporte la fertilité de l’esprit.

J’ai une triste nouvelle à vous annoncer :

Vous avez oublié l’enfant que vous étiez.

Votre humanité s’est déplacée.

Vous ne savez plus pleurer.

Votre cœur est un cœur sans « pouls ».

Orphelin, Je vais l’engloutir.

Glaive contre glaive. Vous êtes prêt ?

Roulement de tambours

D’où viennent ces battements  de tambour ?

Un instant.

Un temps court

Reculez, ça ne compte pas. Il y a du vacarme métallique dans mon crâne, vous entendez ? Il se passe encore des choses confuses dans ma tête.

Reculez !

Ça recommence : le rhinocéros et les jonquilles.

L’amandier et les tulipes.

Je ne divague pas.

Je peins.

Je recommence à peindre,

Elle lâche le glaive

je n’ai pas besoin de glaive, ni de pinceaux, mes mains feront l’affaire.

Nudité : belle et féroce, la plus pénétrante des félicités.

Le corps est une arme.  

Vous voulez danser avec moi ?

Elle se touche son corps.

Prince du chiffre, ma peau est une conduite qui lèche la bouille d’un clown mélancolique,

ma bouche, une épave muette qui laisse, molle, les danseurs répandre leurs prouesses élastiques.

Tout va bien dans le sens de la paix.

Je plie mon corps dans la démesure, aucune césure, une demi-mesure, le « SOL MI DO » dos à dos de ma musique.

Je plie.

Je m’ouvre.

Je dégouline comme la cire d’une sculpture sans sculpteur.

Je vous aime comme on aime les paradoxes au son d’une plainte, d’un faux-détour, d’une main râpeuse, d’une rengaine boueuse, je vous aime comme une victime innocente ébloui par la rage de vivre !

Un temps court

Ouvrez-vous, je m’ouvre à vous par amour du monde !