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bonjour à tous
Inauguration le 23 Mai 2009 du lieu d’arts LE MANOIR DE COURBESSAC – Festivités en perspectives ! Coktail et rendez vous avec différents artistes – Théâtre ! Peinture ! Sculpture ! Vidéo ! Photographie ! Gastronomie ! Design ! Clubbing ! Venez nous rejoindre – entrée libre -, ambiance et “déconnexion” garantie ! Pour plus d’informations, cliquez sur :
http://www.lemanoirdecourbessac.com/dossiers/manoir-de-courbessac.pdf
A très bientôt
Lionel Parrini

Pousser la porte délicatement et découvrir
Leurs idées coquines et suaves qu’elles ont toutes
Dans leurs ventres
Chauds et secrets
Que nous respirons
Quelquefois
Quelques soirs
De passages
En rampant
Doucement
Vers le noir
Entre
Lueurs obliques
Et loupiote joueuse
Et cette envie réciproque
De faire mieux que d’écrire à la langue
Tomber le menton
Soulever les paupières.
Suivre les élans d’un corps qui chevauche l’autre
Dans l’immense ardeur d’un désert de promesses.
Fermer la porte
Et laisser sa femme bécoter les rougeurs de ce monde.
Revenir plus tard,
L’air de rien,
Et l’embrasser sur la bouche
Passionnément.
JJJ
La brume s’étend, un temps, dans l’ombre laide du pou que je suis.
J’encaisse les coups et les cris de ton chapeau fumant.
Gondolant tes souliers de paillettes dans tes cheveux de craie et de gland,
la populace errante te cherche,
qui ne veut pas des va et vent ?
Qui ne veut pas des va et vent ?
Tes mots te conduisent sous la Manche et tes mains s’accrochent aux parois de béton.
Que le sexe intelligent qui agonise, te déhanche et t’indique que là est la question.
ô douce, oublie l’eau-de-vie, suscite-moi un peu…
Je veux ton trouble pour dix balles, un court de tennis, un dimanche, un jour de bal et puis, viens, va, oublie-toi, tu veux ?
Vire ta culotte et parle-moi de ta bouche.
Parlons de ces poèmes sans accent.
Accentue mon cœur de ton regard piquant.
Crève-le-moi! Pisse ! venge-toi ! couche !
Ton rouge aux lèvres s’avère bleu
Tes mots de coton me jouent du violon,
Tu t’auto-couves dans des couleurs inventées…
Fais gaffe ! Il y a peinture et tache,
Et la tache est louche.
Et la tache est louche…
J’entends bien que tu ne m’écoutes plus, je ne suis qu’un nom sans articulations, un souvenir aux pages réglisse et toi, véritable feu follet au cœur lisse tu suis les villes des vies brillantes…
Mais,
La brume couvre toujours, honteuse, les villes des vies brillantes…
Toujours un peu décevantes, ses vies qui vivaient dans nos vies et qui, un jour, s’avèrent être juste de passage…
D’ailleurs,
Un matin, la brume se dit, un temps et un seul,
Que l’ombre des poux n’est pas si laide,
Juste joliment justifiée.
J J J
